Projet de vie MDPH : comment l’aborder simplement ?
La partie “projet de vie” d’un dossier MDPH impressionne beaucoup de familles. On a peur d’en dire trop, pas assez, ou de mal formuler une situation déjà lourde à porter.
Le point de départ : raconter ce que la personne vit concrètement, avec ses mots quand c’est possible. L’aidant met de l’ordre, sans promettre un résultat administratif.
Réponse courte : aborder le projet de vie MDPH sans écrire à la place du proche
Pour aborder simplement le projet de vie MDPH, partez de la vie quotidienne : ce que la personne arrive encore à faire, ce qui bloque, ce qui demande de l’aide, ce qu’elle souhaite préserver ou retrouver. Mon Parcours Handicap indique que l’ancienne partie “projet de vie” a été renommée “vie quotidienne”. Cette partie n’est pas obligatoire, mais elle reste très utile à l’évaluation.
Écrivez sobrement. Des faits courts, des exemples récents et la parole de la personne concernée valent mieux qu’un grand texte parfait. Votre rôle est de clarifier, pas de décider seul ce que la MDPH doit comprendre.
1. Comprendre ce que la MDPH cherche à voir
La maison départementale des personnes handicapées, souvent appelée MDPH, étudie des demandes liées au handicap : prestation, carte, orientation, scolarité, emploi, hébergement ou compensation. Elle cherche à comprendre les conséquences concrètes de la situation.
La partie vie quotidienne aide à montrer ce que les cases ne racontent pas toujours : fatigue, déplacements, communication, sécurité, organisation des rendez-vous, courriers, repas, toilette, sorties, présence nécessaire. Ce n’est pas un plaidoyer. C’est une manière de rendre visible une journée réelle.
2. Partir d’une journée ordinaire, pas d’un dossier idéal
Beaucoup de familles veulent tout dire d’un coup. Le résultat devient parfois trop long, trop émotionnel ou trop abstrait. Pour éviter cela, partez d’une journée ordinaire : lever, toilette, repas, déplacements, rendez-vous, appels, courriers, soirée, nuit.
À chaque moment, posez deux questions : qu’est-ce qui se passe quand tout va relativement bien ? Qu’est-ce qui se passe les jours difficiles ? Cette différence aide à décrire les besoins quand la situation varie.
Exemple plus lisible que “il ne peut plus rien faire” : “il peut préparer un repas simple certains jours, mais il oublie d’éteindre les plaques et a besoin d’une présence pour les courses et les démarches.”
3. Garder la personne concernée au centre
Quand la personne peut s’exprimer, sa parole doit rester le point d’appui. Elle peut dire ce qu’elle souhaite, ce qu’elle refuse, ce qu’elle espère, ce qui lui coûte le plus. Même si l’aidant connaît beaucoup de choses, il ne remplace pas cette parole par automatisme.
Quand la personne ne peut pas tout formuler seule, indiquez prudemment ce que vous observez : “nous constatons”, “elle a besoin d’aide pour”, “il renonce souvent à”. Ces mots gardent une juste distance. Ils décrivent sans confisquer.
Recevoir la checklist gratuite des premiers documents
4. Ne pas confondre récit de vie et avis médical
La partie vie quotidienne a un autre rôle que le certificat médical. Mon Parcours Handicap présente le certificat médical MDPH comme le Cerfa n° 15695*01. Service-Public rappelle les pièces à joindre : certificat médical de moins de 1 an, pièce d’identité et justificatif de domicile.
L’aidant peut préparer les faits du quotidien. Le médecin remplit le certificat médical. Cette séparation protège la démarche : d’un côté les conséquences vécues, de l’autre l’appréciation médicale par le professionnel compétent.
Évitez donc d’écrire des conclusions médicales ou de demander une aide précise comme si elle était acquise. Préférez : “la personne a besoin d’être accompagnée pour sortir”, “elle ne comprend plus seule certains courriers”, “les trajets provoquent une fatigue importante”.
5. Écrire assez pour être compris, pas pour tout prouver
Une bonne partie vie quotidienne n’est pas forcément longue. Quelques situations concrètes valent mieux qu’une page de formules générales. Si vous avez peur d’oublier, commencez par quatre repères : autonomie à la maison, déplacements, démarches, relations avec les autres.
Ajoutez ensuite ce que la famille fait déjà : rendez-vous, surveillance, papiers, repas, appels aux organismes, présence rassurante. Avant l’envoi, coupez ce qui répète. Gardez ce qui éclaire.
À lire aussi sur Guide Aidant
Pour remettre le dossier MDPH dans un ordre clair
Cet article vous aide à aborder la partie vie quotidienne sans vous perdre dans un grand récit. Le Guide Aidant 2026 va plus loin : il remet les organismes, les documents, les relances, les erreurs à éviter et les courriers dans un ordre simple, pour avancer sans porter toute la démarche dans votre tête.
Ressources complémentaires
Pour un soutien terrain autour du handicap, vous pouvez aussi consulter APF France handicap. Les droits, pièces et décisions restent à vérifier auprès de la MDPH et des sources officielles.
Questions fréquentes sur le projet de vie MDPH
Le projet de vie MDPH est-il obligatoire ?
Mon Parcours Handicap indique que l’ancienne partie “projet de vie” est devenue la partie “vie quotidienne” du dossier MDPH et qu’elle n’est pas une pièce obligatoire. Elle reste toutefois utile pour expliquer les conséquences concrètes de la situation. En cas de doute, vérifiez les consignes de votre MDPH.
L’aidant peut-il aider à rédiger cette partie ?
Oui, il peut aider à organiser les idées, noter des exemples et relire. Mais quand la personne concernée peut s’exprimer, sa parole doit rester centrale. L’aidant aide à clarifier, il ne parle pas à sa place par réflexe.
Faut-il raconter toute l’histoire médicale ?
Non. La partie vie quotidienne sert surtout à décrire les conséquences dans la vie réelle. Les informations médicales relèvent du certificat médical et des professionnels compétents. Gardez le texte centré sur les besoins, les limites, l’aide déjà apportée et les souhaits de la personne.
Les limites de cette page
Cette page propose une méthode d’orientation : partir de la vie quotidienne, respecter la parole du proche, séparer les faits de l’avis médical, puis garder une trace claire. Pour rédiger, choisir une prestation ou défendre une situation individuelle, demandez un accompagnement adapté.
Sources officielles à consulter
Information générale vérifiée le 31 juillet 2026. Vérifiez toujours les consignes de la MDPH du département concerné, surtout pour le mode de dépôt et les pièces demandées.